Beau Livre : 40 ans du Petit Futé

Paru en 2016, le Beau Livre des 40 ans du Petit Futé réunit quarante articles dédiés aux quatre coins du monde. J’ai rédigé l’intégralité de l’ouvrage. Retrouvez ci-dessous mon édito, ainsi qu’une sélection d’articles.

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Rendez-vous sur le site du Petit Futé

EDITO

« Partager une yourte avec une famille mongole, goûter un maffé dans un village malien, se déplacer à dos d’âne sur les pentes de la Cordillère des Andes ou préserver les tortues de mer au Costa Rica… En 2016, le voyage est solidaire, respectueux et plus humain que jamais.

Dans ce monde en mouvement permanent, qui oscille entre traditions séculaires et innovations futuristes, l’industrie du tourisme s’est adaptée, imaginant des formules pour chaque destination. Randonnée extrême au Kamtchatka, séjour ésotérique en Inde, incursions festives au Mexique ou au Brésil, il existe désormais une infinité de façons de voyager.

Les différences deviennent des richesses et la rencontre des peuples nourrit l’espoir d’un avenir plus serein. Le Sri Lanka apaisé révèle ses bouddhas solennels et la séduisante Havane envoûte les touristes revenus à Cuba. Symbole fort de ce renouveau, l’Iran entrouvre aussi depuis peu ses portes sculptées d’or, dévoilant un Orient féerique aux voyageurs émerveillés. En route pour le monde… »


NEW YORK
Un marathon mythique

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Suer sang et eau à l’épreuve de l’asphalte new-yorkais. Repousser ses limites, pour finalement les dépasser, le cœur battant la chamade et les jambes tremblantes. 42,195 km de souffrance et d’accomplissement.
Le marathon de New York est l’épreuve d’une vie. Tous les premiers dimanche de novembre depuis 1970, les cinq boroughs (quartiers) de New York sont en ébullition. Au point de départ, sur Staten Island, la tension est palpable. Les dizaines de milliers de participants (plus de 50 000 en 2015) piaffent d’impatience. La course se lance brusquement et la foule submerge le Verrazano-Narrows Bridge. En atteignant Brooklyn, le peloton s’enhardit entre les hangars réaménagés en lofts. Le parcours
remonte au nord, en longeant Sunset Park. Au nord-ouest, la Statue de la Liberté se joint aux deux millions de spectateurs pour encourager les coureurs de sa flamme d’espoir.
Déjà, les groupes se forment, les écarts se creusent. Alors que les premiers atteignent Greenpoint et la borne des 20 kilomètres, les autres parcourent encore Williamsburg. Les coureurs traversent l’East River, entre le Queens et Manhattan, par le Queensboro Bridge. Les voici à l’angle de la 59e et de la sublime Première Avenue – point de vue privilégié pour les spectateurs, avec ses larges trottoirs. La douleur commence à faire son chemin, les muscles se tendent, les visages se durcissent. Il faut remonter sur 5 km, avant de faire un crochet dans le Bronx. Les ponts s’enchaînent, les coureurs traversent en deux points l’East River, puis reviennent dans Manhattan. Dernière ligne droite dans Harlem. Les plus rapides sont déjà à l’orée de Central Park. Il reste moins de 10 kilomètres à parcourir. Ce sont les plus durs. Les arbres défilent, le réservoir d’eau central reflète les gratte-ciel
bleutés. La piste est en faux-plat. À l’angle de Columbus Circle, le finish apparaît dans la ligne de mire. Plus que quelques centaines de mètres et les marathoniens atteignent le Graal, ce bandeau de tissu que le vainqueur rompt de son torse triomphant en quelque 2h10.

Article à retrouver pp 64-65


QUÉBEC
L’aventure du grand froid

Québec_hiver
Lancé à vive allure sur une piste, un traîneau frôle les branches des sapins alourdies de poudreuse. Un nuage s’en échappe. Dans le silence de la forêt, seul le souffle des chiens se fait entendre. De temps à autre, le musher claque la langue. Confortablement installé sous de chaudes couvertures, le voyageur assiste, émerveillé, au spectacle de l’hiver québécois. Avec cinq mois de températures inférieures à -10 °C, un manteau de neige à perte de vue, et un fleuve immense – le Saint-Laurent – en grande partie gelé, la région de Québec est la destination idéale pour savourer les plaisirs de l’hiver.
À partir de décembre, le Vieux-Québec se transforme en véritable village du Père Noël, avec ses chalets de bois, d’où s’échappent des odeurs de poutine et de vin chaud. Fin janvier début février, le Carnaval de Québec anime la ville de ses sculptures de neige et de ses parades nocturnes. On patine sous un ciel étoilé, avant de guincher au clair de lune sur les places de la capitale.
Dans les environs, on sillonne les pentes du Mont Sainte-Anne, en raquettes, skis de piste ou skis de fond, une chapka vissée sur la tête. Les plus aventuriers se lancent dans une descente en rappel sur des cascades glacées, ou pagaient entre les blocs de glace sur le Saint-Laurent, à bord d’un canot. Monté sur une motoneige, on pourra s’aventurer sur
les rives du fleuve, jusque dans l’arrière-pays, pour découvrir un paysage merveilleux de forêts éternellement vertes.
En fin de journée, on alterne les sensations entre sauna brumeux et bains bouillonnants en extérieur, pour se détendre à la québécoise. Le bien-être est immédiat. Dans la nuit noire, les parois d’un hôtel de glace luisent sous la lune. Entièrement construit d’eau gelée, le bâtiment déploie ses murs massifs sur le sol enneigé. Lové sous les fourrures, au coin d’une cheminée creusée dans le givre, le voyageur s’endort, épuisé et comblé.

Article à retrouver pp 76_77


RUSSIE, PÉNINSULE DU KAMTCHATKA
Ultime frontière

volcans_Kamtchatka
Aux confins de l’Extrême-Orient russe, la péninsule du Kamtchatka est une terre presque oubliée, dont les frontières sont restées fermées jusqu’en 1990, Guerre froide oblige. Malgré sa beauté brute, elle est ainsi restée inexplorée. Son visage volcanique saisissant est désormais accessible aux aventuriers dans l’âme.
Longue de 1 000 km, la péninsule s’étire le long d’une crête montagneuse, dont le plus haut sommet culmine à 3 621 mètres. Façonnée par l’activité volcanique, le Kamtchatka est une terre imprévisible, où la pluie glacée vient rafraîchir en quelques instants une brume de chaleur. La simple perspective d’une éruption volcanique, accompagnée de son nuage de cendres, est à envisager en permanence. Un guide local pourra vous orienter sur ce territoire aussi hostile qu’enchanteur, qui abrite notamment des ours bruns, des aigles majestueux et des saumons qui remontent les rivières au printemps.
Parmi les quelque 200 volcans de la péninsule, l’Avatchinski (2 741 mètres) et le Koriakski (3 456 m) sont les plus proches de la capitale Petropavlosk. Pour s’en approcher, mieux vaut faire appel à une agence spécialisée qui organise des excursions en hélicoptère – dès que l’on sort de la ville, les routes sont pratiquement inexistantes. On est toutefois récompensé par un panorama lunaire, et si vaste que l’horizon semble se tordre. De grandes plaines verdoyantes (ou enneigées selon la saison) s’étendent entre des cirques naturels immenses, formant un cadre somptueux. Çà et là, des rivières creusent des sillons vigoureux entre les roches, tandis que des milliers de lacs forment autant de miroirs d’eau paisible. Les vallées du Kamtchatka présentent un profil presque préhistorique, accentué par les dizaines de geysers bouillonnants. Des jets mêlés de vapeur et de boue jaillissent sans prévenir des entrailles de la terre. Une indication des multiples sources d’eau chaude, qui complètent un panorama naturel sauvage et virginal.

Article à retrouver pp 82_83

Tous mes guides Petit Futé

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